Bulletin du CAR/PP et ses points focaux nationaux   Centre d'activités régionales pour la production propre
Juin 2004 no.16

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   Sommaire


     Nouveau directeur du CAR/PP

M. Armand Vilaplana i Masnou est le nouveau directeur du Centre d’activités régionales pour la production propre (CAR/PP) depuis le 1er mars dernier, date de sa prise de fonctions. Cette nomination, attribuable à la nouvelle étape politique du gouvernement de Catalogne, a reçu le soutien du Ministère de l’environnement espagnol ainsi que de l’Unité de coordination du Plan d’action pour la Méditerranée.

M. Armand Vilaplana i Masnou

Cette nouvelle étape qui s’ouvre aujourd’hui aux politiques environnementales de la Catalogne a pour objectif de mettre en place une stratégie de dialogue avec les divers agents impliqués dans l’environnement, ceci afin de placer le discours de la durabilité sur un plan pratique, en harmonisant les trois axes sur lesquels il se base : l’économie, l’environnement et la société.

Dans le cadre méditerranéen, cette nomination survient en plein processus de réorientation du CAR/PP, qui doit être un instrument du Plan d’action pour la Méditerranée en mesure de concilier questions environnementales et progrès des entreprises, particulièrement face aux importants défis de l’application du programme d’actions stratégiques dans le cadre du protocole tellurique et de la stratégie méditerranéenne de développement durable.

M. Armand Vilaplana i Masnou, ingénieur en électronique, est le fondateur de l’économie sociale en Catalogne et dispose de 25 années d’expérience dans le domaine de la gestion d’entreprise, plus concrètement en matière d’entreprises à participation ouvrière. Enfin, soulignons que M. Armand Vilaplana i Masnou est le fondateur et président de la Fédération des sociétés anonymes à participation ouvrière de Catalogne (FESALC) depuis 1983.

 

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    Turquie : vers l’établissement d’un centre de PP

 

Un certain nombre d’industries turques a déjà introduit des options de production plus propre et mis  en place, dans une certaine mesure, la méthode d’analyse du cycle de vie (ACV). Étant donné que  l’industrie turque doit progresser de façon continue en matière de marketing international, pour son  intégration au sein de l’Union européenne, sensibiliser le public et améliorer l’image de ses  entreprises, les initiatives environnementales axées sur le produit devront être plus présentes au  sein de l’industrie nationale, et ce en suivant le concept de cycle de vie du produit. De ce point de  vue, l’établissement rapide d’un centre national de production plus propre est capital.

Dans ce but, la Turquie a lancé un projet d’évaluation de l’établissement d’un centre de la PP dans  le pays. Ce projet, appelé Intégration de l’éco-efficacité dans l’industrie de la production, est  mené par l’unité de production plus propre de l’Institut des sciences de l’environnement de  l’université de Bogazici (Istanbul, Turquie). Outre ses activités d’enseignement et de recherche,  l’Institut des sciences de l’environnement propose des services de conseil aux industries  confrontées à des problèmes environnementaux.


Campus de l’université de Bogazici : Institut des sciences de l’environnement,
responsable du projet d’établissement d’un centre de PP en Turquie

Ce projet est financé par une plate-forme d’ONG turques, notamment la SURGECEB. La  SURGECEB rassemble l’Association d’industriels et d’entrepreneurs turcs (TUSIAD), la Chambre  d’industrie d’Istanbul (ISO), une ONG d’industriels pour l’élimination des déchets solides (CEVKO)  et une ONG d’industriels pour le recyclage du verre (CAMSIAD).

L’objectif du projet est d’organiser la structure du centre de la PP qui mènera au développement  durable de l’environnement dans le pays. Dans ce cadre, la structure du centre proposé sera  évaluée  en fonction des aspects légaux, administratifs, financiers et d’organisation. Les cas  pratiques MedClean, élaborés par le Centre d’activités régionales pour la production propre  (CAR/PP), font partie intégrante du projet précité et seront donc traduits en turc et inclus dans le  projet. Ces cas pratiques présentent des exemples positifs d’entreprises de la région  méditerranéenne issues de divers secteurs industriels et ayant introduit des mesures de prévention  de la pollution ; les cas pratiques décrivent également les avantages environnementaux et  économiques découlant de ces mesures.


Fiche MedClean numéro 54
Réduction des pertes énergétiques des tuyaux d’acheminement, industrie alimentaire (Croatie)

Ce projet, qui démontrera une fois encore les avantages de l’éco-efficacité, a un autre objectif,  inciter  les industriels à appliquer des stratégies de prévention de la pollution dans leur politique  d’entreprise. La portée spécifique du centre de PP proposé ainsi que sa structure d’organisation  détaillée attireront sans aucun doute l’attention et l’intérêt des entités concernées, qui ne tarderont  pas à élaborer un plan d’action visant l’établissement d’un tel centre en Turquie.

Informations fournies par Nilgün Kiran Ciliz, Institut des sciences de l’environnement, université de  Bogazici (Turquie). Pour plus de détails, veuillez contacter Nilgün Kiran Ciliz à l’adresse suivante :

Nilgün Kiran Ciliz
Professeur assistant, titulaire d’un doctorat
Université de Bogazici, Institut des sciences de l’environnement
Bebek, 80815 Istanbul (Turquie)
Tél. : +90 (212) 358 1500
Fax : +90 (212) 257 5033
E-mail : cilizn@boun.edu.tr
Site Web : http://www.esc.boun.edu.tr/

 

La dernière réunion des parties contractantes de la Convention de Barcelone, organisée à Catane en novembre 2003, a mis en évidence que nous nous trouvions à un stade crucial de l’application du Programme d’actions stratégiques (PAS).

C’est en effet maintenant que doivent être élaborés les plans d’action nationaux (PAN) par les pays méditerranéens afin d’être applicables en 2005. La préparation des PAN a été précédée des bilans diagnostiques nationaux et des inventaires des émissions de référence (bilan de base), aujourd’hui achevés par la majorité des pays.

Afin d’aller dans ce sens, les 4, 5 et 6 mars derniers, un « cours de préparation des plans d’action nationaux pour l’application du Programme d’actions stratégiques » a été organisé à Izmit (Turquie), dans le cadre du Plan d’action pour la Méditerranée ; ont participé à ce cours les experts nationaux chargés de l’élaboration des plans d’action.

Le cours a permis de réviser les phases de préparation des PAN, de la première étape d’identification et d’évaluation de la nature et de la gravité des problèmes, via le bilan diagnostique national et le bilan de base, à l’établissement d’une liste d’actions prioritaires à mettre en place à moyen terme ; il a également été l’occasion de revoir les plans régionaux et les plans sectoriels qui seront intégrés dans les PAN.


Photo de groupe des experts nationaux et des représentants des
divers organismes du Plan d’action pour la Méditerranée


Par ailleurs, ce cours a permis aux experts nationaux de prendre contact et d’échanger leurs opinions. Plusieurs groupes de travail, chargés de simuler la préparation d’un PAN d’un pays fictif, ont été mis en place à cet effet.

Ce jeu de rôle a été l’occasion pour les experts de réviser une série de conditions indispensables à la préparation efficace des plans d’action, soit l’identification et la participation des intéressés dès les premières phases, la préparation d’une stratégie financière garantissant la durabilité des plans d’action et enfin, l’utilisation des options de production plus propre.

En ce qui concerne ce dernier aspect, et avant de participer aux groupes de travail chargés d’élaborer le PAN d’un pays fictif, le Centre d’activités régionales pour la production propre (CAR/PP) a présenté aux experts nationaux la philosophie de la production plus propre ainsi que les opportunités d’introduction de celle-ci dans les plans d’action nationaux.

Enfin, le cours s’est tout particulièrement intéressé à la préparation du portefeuille d’investissement dans le cadre de l’application du PAN, qui devra conjuguer priorités environnementales (priorités identifiées via le bilan diagnostique) et engagements d’investissement, ceci via l’évaluation d’éléments tels que les coûts, les bénéfices, la contribution au développement et la viabilité financière.

L’échange d’expériences entre les experts a permis de comprendre l’importance du dialogue avec l’ensemble des intéressés dès le départ, et particulièrement avec l’industrie : au bout du compte, c’est elle qui doit appliquer les mesures de réduction de la pollution. Pour aller dans ce sens, les administrations publiques ne doivent pas se contenter d’exiger le respect de la loi, elles doivent également promouvoir le principe de prévention et l’utilisation des technologies écologiques plus efficaces, auprès des secteurs industriels.

 

    SYRENVIRO 2004

 

 

Le Salon syrien international de l’environnement, SYRENVIRO 2004, a été organisé du 5 au 8 avril  2004 sur le nouveau champ de foire international de Damas. Cet événement entièrement dédié à  l’environnement, une première en Syrie, a été parrainé par Son Excellence le Premier ministre  syrien  avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), du  Ministère syrien de l’administration locale et de l’Association syrienne pour l’environnement.

Vue de l’exposition

60 exposants représentant 10 pays ont participé à SYRENVIRO 2004, la moitié des nations  présentes étant issue du bassin méditerranéen : Syrie, France, Égypte, Liban, Tunisie, Ukraine,  Allemagne, Autriche, Royaume d’Arabie Saoudite et Émirats arabes unis. Voici les exposants :

  • Les entreprises nationales et internationales prenant une part active à divers domaines liés à  l’environnement (telles qu’Envirotech, Syrian Agricultural Services Company–SASCO, CQT  consultancy, Chemonics, VIMPEX) ;
  • Les organisations internationales de premier plan telles que le Programme des Nations unies  pour le développement (PNUD), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et  l’agriculture (FAO) ainsi que l’Agence allemande pour la coopération technique, la GTZ  (Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit) ;
  • Les organismes gouvernementaux, y compris plusieurs mairies (entre autres Damas, Der Ez  Zor, Homs et Tartous) ;
  • Les ONG (p. ex. : Association syrienne pour l’environnement).

Les participants au séminaire

Au même titre que d’autres secteurs d’activité, le domaine des technologies plus propres a été  représenté à SYRENVIRO 2004. À savoir, les systèmes de gestion de l’environnement, les audits  environnementaux, la formation à l’environnement, l’énergie, le bruit et les vibrations, l’hygiène du  travail et la gestion des risques, les logiciels environnementaux, les publications et les journaux  ainsi que la surveillance environnementale. Les options en bout de tuyau telles que le traitement  des  déchets et des eaux résiduaires, la purification atmosphérique et des gaz ainsi que le  traitement de l’eau ont également été abordés dans le cadre de l’exposition.

Parallèlement à l’exposition, six sessions de séminaires liées à des thèmes environnementaux  représentant de véritables défis pour le Moyen-Orient (développement durable de la région,  ressources naturelles, réutilisation des eaux résiduaires et déchets solides) ont été organisées. On  comptait, parmi les intervenants, des experts issus d’organisations de premier plan (tels que Mme  Stephanie Hodge du PNUD New York, les docteurs Kourdab et Hazouri de la Commission  économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale-CESAO) ainsi que des  représentants et des consultants nationaux.

Au cours des quatre jours de l’exposition, plus de 8 650 visiteurs se sont rendus à SYRENVIRO. La  prochaine édition de cet événement semestriel est prévue pour avril 2006.

Informations fournies par Mme Dima Khartabil et M. Karim Tabah. Veuillez les contacter pour plus  de détails :

Mme Dima Khartabil
Ingénieur de projets
Envirotech – Moyen-Orient
Tél. : +963 11 3340503/4
Fax : +963 11 3322670
P.O. Box 4565, Damas - Syrie
E-mail : set-env@net.sy

 

     Séparation des déchets : dédramatisons

 

Le Centre des technologies plus propres de Malte et WasteServ Malta Ltd. ont organisé le 3 mars dernier un séminaire d’information d’une demi-journée à Project House, Floriana (Malte). Le Centre des technologies plus propres est l’institution hôte du point focal national maltais du CAR/PP et WasteServ Malta Ltd. est une entreprise spécialisée dans les systèmes intégrés de gestion de l’environnement ainsi que l’entité disposant des plus importants services et installations liés à la gestion des déchets des îles maltaises. La participation au séminaire, qui avait pour thème les différents aspects de la séparation des déchets à la source, était gratuite.

Les délégués en plein séminaire


La séparation est un composant important du processus d’introduction de toute stratégie de gestion des déchets, mais on en fait peut-être trop à ce sujet. Ce séminaire a permis de donner des conseils pratiques concernant les différents aspects de ce secteur, notamment sur les obligations et les responsabilités, la minimisation des déchets ainsi que la mise en place d’un plan de gestion des déchets.

Panel d’experts
Au Centre, M. Anton Pizzuto (point focal national maltais du CAR/PP)
s’adresse aux participants au séminaire


Des représentants de WasteServ Malta et du Ministère des affaires rurales et de l’environnement ont effectué les présentations. Un cas pratique a également été présenté ; il s’agissait d’une industrie locale du secteur de l’électronique pratiquant la séparation des déchets. Toutes les présentations ont été abordées d’un point de vue pratique et local, puis l’accent a été mis sur l’introduction de la production plus propre afin d’illustrer la minimisation des déchets.

Pour accéder au programme du séminaire, cliquez ici 

Veuillez contacter le point focal national maltais du CAR/PP pour de plus amples informations :

 

M. Anton Pizzuto
Centre des technologies plus propres
Campus universitaire, Msida MSD06 (Malte)

Tel: +356 2131 3416, +356 2134 3572,
+356 2133 1734
Fax: +356 2134 0979, +356 2134 4879
E-mail: ctc@mus.com.mt
                                             

  Étude sur l’État de la production plus propre dans les pays du PAM - Seconde édition

 

Le Centre d’activités régionales pour la production propre (CAR/PP) a récemment publié la seconde édition de l’État de la production plus propre dans les pays du Plan d’Action pour la Méditerranée. Cette nouvelle édition, qui met à jour et complète l’étude publiée par le Centre en 2001, analyse les principaux progrès effectués par les pays de la région méditerranéenne en matière d’adoption de réglementation, de programmes et de plans d’action relatifs à la prévention de la pollution et à la promotion de la production plus propre.

L’étude mentionne également les principaux organismes et entités en conformité avec le cadre institutionnel de promotion de la production plus propre de chaque pays et propose des informations sur les activités ainsi que les outils développés par les différentes nations dans le but de promouvoir l’introduction de la production plus propre dans les secteurs industriels nationaux.

Pour cette seconde édition de l’étude, outre une collaboration avec ses points focaux nationaux, le CAR/PP a compté sur le soutien technique de trois experts méditerranéens spécialisés dans la production plus propre. Ceux-ci ont observé les divers pays de la région, regroupés en trois sous-régions : sud, nord et est.

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